((J'ai trouver c'est informatiOn sur Un site internet tres interessant!!!a lire) Dans le prolongement de l'article sur le stress du cheval, je voudrais parler ici, plus en détail de la désensibilisation du cheval.
La désensibilisation consiste à confronter le cheval à des situations qui l'effraient pour lui apprendre à les supporter sans stress.
Le principe est de présenter le problème au cheval comme un puzzle, pièce par pièce jusqu'à acceptation du puzzle entier.
Exemple: Un cheval à peur de croiser un véhicule en promenade.
1) A la maison: L'amener progressivement à proximité d'un véhicule stationné chez vous, moteur arrêté.
S'approcher progressivement du véhicule avec le cheval. Le laisser s'approcher à son rythme et renifler le véhicule le temps qu'il veut, jusqu'au moment ou il s'en désintéresse.
Même plus peur se dit-il !!.
2) Si ça se passe bien, refaire la même opération avec le moteur allumé.
3) Idem mais cette fois quelqu'un accélère progressivement et en rythme. Vroum, vroum, vroum,...
4) Idem mais cette fois le véhicule se déplace lentement. Pas en direction du cheval.
5) Idem mais le véhicule croise lentement le chemin du cheval.
6) Idem mais un peu plus vite.
7) Encore plus vite.
8) Etc... Etc...
9) Tout refaire dans un nouvel endroit, puis un autre, etc..
Résultat: Le cheval va s'habituer étape par étape à ne plus craindre cet engin bizarre et les bruits qu'il fait.
Si c'est fait avec du "Savoir faire", cela représente une séance de 1 ou 2 heures maximum.
Je pourrais vous citer 1000 autres exemples: Cravaches, couverture, sac en plastique, coup de marteau du maréchal sur les clous à ferrer, brosse, pelle, fourche, parapluie, traverser un ruisseau, entrer dans un van, les gestes brusques des hommes, traverser un mur de feu, les applaudissements d'une foule, motos, chien qui surgit d'une propriété, seller, sangler, brider, mettre un licol, attelé, sauté sur le dos du cheval, etc....
Tout est question de progressivité dans la désensibilisation et de "SAVOIR FAIRE" ,ou plutôt, de savoir ressentir les émotions du cheval à temps, pour ne jamais aller plus vite que le cheval ne peut le supporter.
Le moindre signe d'inquiétude doit vous alertez que vous allez trop vite et qu'il faut revenir d'un cran en arrière. Allez au rythme du cheval. Écoutez le, lisez les expressions de son regard et construisez chaque puzzle patiemment pièce par pièce pour que l'ensemble devienne solide.
Votre attitude doit toujour être celle d'un bon leader, un professeur qui enseigne à son meilleur ami, un père qui apprend la vie à son enfant. Jamais de colère, de répression. Il serait absurde de sanctionner un cheval qui a peur. Jamais de molesse non plus. Etre doux n'est pas être moux ou suppliant.
Si vous ne paraissez pas sûr de vous même, comment voulez vous que le cheval se fie à vous. Il doit vous sentir calme et déterminé comme si vous lui disiez, par votre attitude: Suit moi et je te garantit qu'il ne t'arrivera jamais rien avec moi. Je veille sur ta sécurité.
Si vous le trahissez, si vous ne respectez pas votre promesse, vous perdrez sa confiance et son amitié, alors, ne le trahissez jamais et ne promettez que ce que vous pouvez lui offrir.
Si vous êtes un bon professeur, vous aurez un bon cheval.
Si vous avez des problèmes avec un cheval, dites vous que c'est lui qui a des problèmes avec vous. C'est que vous agissez mal avec lui. C'est sans appel.
Tous les chevaux naissent bons. C'est l'homme qui les abîme par son ignorance de leur nature profonde. Ensuite, on accuse le cheval. C'est plus facile que de reconnaître qu'on s'y prend mal.
99 % des accidents et problèmes sont dûs à un manque de désensibilisation des chevaux.
Que le cheval soit avec vous